6 juillet

lundi 6 juillet

 7  月  6  日 (月)

changement de vol
et
shibamata

Taiga va sortir plus tôt de l’hôpital car tout se passe bien. Je vais donc rentrer une semaine plus tôt (pour éviter les infections à la maison), le 13 juillet. Mais pour cela, il faut que je puisse avancer mon vol de retour. Avec Louise, on finit par trouver un chat sur le site de Japan Airlines où l’on peut joindre un opérateur qui nous réalise le changement de vol (siège avec place pour les jambes compris) pour seulement 2,000円 (c’est-à-dire environ 11€). C’est donc dit : j’arriverai en France lundi prochain à 17h55. Il faudra que je rectifie le site.

Pour le repas de midi, on décide d’aller à la boulangerie Vie de France, située près de la gare saikyō qui fait de très appétissants et excellents en-cas comme vous pouvez le voir sur la première photo.

Je pars ensuite pour shibamata en 55 minutes (il faut changer 3 fois de ligne mais il n’y a pas trop de monde).

Shibamata est le quartier historique et touristique de katsushika, l’arrondissement situé à l’extrémité nord-est de tōkyō. Le quartier est bien connu des Japonais car il a servi de décor à la célèbre série de films de yoji yamada baptisée otoko wa tsurai yo, traduite en français par « C’est dur d’être un homme« . Son personnage principal tora san est originaire de shibamata et ces quelques rues servent ainsi de point de repère à chacune de ses nombreuses aventures.

Une fois sur place, je remarque dès la sortie du train les personnages de tora san et de sa sœur. Puis c’est l’allée taishakuten sando marquée par un portique décoré de lanternes rouges : bienvenue dans un tōkyō rétro qui fleure bon l’artisanat traditionnel et les gourmandises d’antan. Cette rue est bordée de nombreux étals de sucreries traditionnelles et de restaurants. Elle mène au temple taishakuten, réputé pour ses façades ornées de sculptures sur bois très détaillées et en relief. Passée l’imposante porte d’entrée niten-mon, on aperçoit le bâtiment principal encadré par le majestueux pin sacré ryo-no-matsu en forme de dragon flottant.

Je sors du temple et contourne son enceinte. J’admire de l’extérieur son jardin suikei-en pour aller jusqu’à la charmante maison de thé yamamoto-tei qui est l’ancienne résidence privée de einosuke yamamoto, un industriel japonais à succès pendant les ères taishō (1912-1926) et shōwa (1926-1989). De style traditionnel japonais avec des influences occidentales, l’architecture de la bâtisse à un étage s’intègre en parfaite harmonie avec son jardin que l’on contemple depuis la véranda aménagée en salon de thé. Je m’y désaltère d’un thé matcha glacé accompagné d’une pâtisserie inspirée de l’asagao (morning glory). Je termine par une courte visite de la maison et je vais jusqu’aux rives de la edogawa (autrement dit rivière edo) en passant à côté des ruines d’un abri anti bombardements.

C’est bien calme. Je retourne à la gare et attends le train qui me mènera, avec 3 changements, jusqu’à shin itabashi. Les 2 derniers trains sont vraiment bondés, mais je réussis tout de même à y entrer.

Lorsque j’arrive chez Louise, elle est allée à l’hôpital rendre visite à Taiga. Elle rentre vers 19h et me fait un gratin de pâtes. Pas de cuisine japonaise cette fois.

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