30 juin







6 月 30 日 (火)
ningyōchō
Aujourd’hui je vais à ningyōchō, un district qui a gardé certains aspects du edo traditionnel, avec beaucoup de petites rues calmes où se succèdent de nombreuses boutiques centenaires, surtout de différentes sortes de pâtisseries, comme les taiyaki, sortes de gaufres en forme de dorade fourrées à l’anko (pâte de haricots rouges), ou les senbei, galettes de riz. Bien que la modernité a fait son œuvre, il reste beaucoup qui a résisté au tremblement de terre du kanto de 1923 et aux bombardements de la seconde guerre mondiale.
La rue principale est la ningyōchō dori. Bien sûr, celle-ci est large et bien fréquentée. On y trouve tout de même aux deux extrémités de grandes horloges mécaniques, les karakuri yagura. S’y trouve également, sur une hauteur, le grand sanctuaire shinto suitengū. Il est consacré aux divinités qui protègent la maternité et assurent un accouchement sans risque, ce qui fait qu’on y rencontre un bon nombre de couples portant leur nouveau-né.
J’ai parcouru ensuite la rue amazake yokocho : une rue pittoresque remplie de boutiques traditionnelles vendant du thé, des pâtisseries et de l’amazake (boisson chaude traditionnelle à base de riz fermenté). J’y ai d’ailleurs acheté des taiyaki et des senbei (au magasin mingyōchō sōbaya).
Je suis allé ensuite jusqu’à la route verte de hamachogawa, agréable promenade piétonne construite au-dessus de la rivière du même nom.
Et j’ai terminé par le temple ōkannonji avant de rentrer chez Louise. Pour dîner, elle nous a réalisé un shōgayaki, tranches de porc farinées et dorées dans une sauce mirin-sake-sucre-sauce soja-pâte de gingembre. Avec riz et soupe miso maison en accompagnement. Notre premier vrai repas japonais !